Connaître le Sénégal

Généralités

L’histoire

La population

L’économie

 

GÉNÉRALITÉS

 

Sénégal : du même nom que celui du fleuve qui délimite ses frontières au nord et à l’est le Sénégal, l’origine de sa dénomination serait également tirée de l’expression «  Sunu Gal » qui signifie   « Notre Pirogue ».

 

LA SITUATION GEOGRAPHIQUE

Le Sénégal est situé à l’extrémité ouest du continent africain dans la zone intertropicale.         Il est limité :

-          à l’ouest par l’Océan Atlantique  -  à l’est par le Mali

-          au nord par la Mauritanie  -  au sud par la Guinée et la Guinée-Bissau

 

LE LITTORAL ET LE RELIEF

Les côtes s’étendent sur 500 kms de Saint-Louis au nord jusqu’au Cap Roxo au sud .

On distingue :

-          de Saint-Louis à la presqu’île du Cap Vert une côte basse sablonneuse et rectiligne.

-          La presqu’île du Cap Vert rocheuse présente des hautes falaises, de nombreuses pointes : les Almadies, le Cap Vert, la pointe de Fann, le Cap Manuel, la pointe de Bel Air , des baies : Ngor, Soumbédioune, anse Bernard, port de Hann , des îles :Yoff, Ngor, chaussée des Almadies, des Madeleines et de Gorée  .

-          La Petite Côte de la pointe de Dakar à la pointe de Sangomar est à nouveau basse et sablonneuse entrecoupée de quelques pointes rocheuses : Cap de Naze, les pointes de Sarène, de Senti, de Sangomar.

-          La côte des Rivières du Sud est basse et marécageuse.

 

Le Sénégal est dans l’ensemble une vaste plaine au relief dont l’altitude dépasse rarement 100 mètres.

On distingue quatre grands ensembles de relief qui sont :

-          le sud-est : monts Bassari 250m . Le point culminant, 581m, se situe à Sanbagalou sur la frontière sénégalo-guinéenne,

-          le centre-ouest et le Ferlo : vaste plaine arrosée par le Siné, le Saloum et le Ferlo qui s’incline vers l’ouest est recouverte par les dunes rouges s’étendant au Ferlo, au Cayor, au delta du Sénégal,

-          la vallée alluviale du fleuve Sénégal : décrit un arc de cercle de 500 kms de Bakel à Saint-Louis d’une largeur variant de 10 à 25 kms,.

-          les régions littorales : les Niayes d’une largeur ne dépassant pas 4 kms sont des dépressions inter-dunaires inondées périodiquement par la remontée des nappes phréatiques. Elles sont parallèles à la côte de Saint-Louis à Dakar.. Le Cap Vert qui est dominé par les collines des Mamelles de 105 m. Au sud de Dakar les plateaux du Cap Manuel, de Bargny, et au nord celui de Thiès à 128m qui surplombe le lac Tanma .Le massif de Ndias à 90m adossé au plateau de Bargny. Au nord de la Gambie l’estuaire du Saloum et au sud celui de la Casamance qui  subissent le rythme des marées.

 

LA SUPERFICIE

 

Elle est de 196200 km2.

 

LES COURS D’EAU ET LES LACS

 

Le fleuve Sénégal, long de 1750 kms, prend sa source dans la région de Mamou en Guinée. Il entre dans le Sénégal à Diougountourou et malgré les nombreux rochers qui encombrent son lit il est navigable jusqu’à Kayes en août et septembre, jusqu’à Matam de juillet à novembre et toute l’année jusqu’à Podor.

Les affluents du fleuve Gambie, ou Djima, ( le Koulountou, le Niokolo-Koba, le Niéroko) drainent le Sénégal oriental.

La Casamance est formée de nombreux ruisseaux qui se réunissent à Fafacourou . Elle reçoit le Soungrougrou et à Sédhiou sa largeur atteint 1500m qui va s’élargir jusqu’à prés de 5 kms en aval de Ziguinchor. Le plus important des affluents qu’elle reçoit est le Diouloulou.

Le Siné est remonté par la mer jusqu’à Fatick.

Le Saloum est navigable jusqu’à Kaolack.

Le lac de Guiers est le plus important, il se situe au nord vers Dagana, les lacs Tanma et Retba (lac Rose) se situent au nord-ouest  vers Dakar.

 

LE CLIMAT

 

Les températures sont plus basses sur la côte qu’à l’intérieur. A Dakar la moyenne annuelle s’affiche à 23° 8 tandis qu’à Matam c’est 28° 5.

Les pluies varient de 3mois dans le nord à 6 mois dans le sud à partir du mois de juin.

Les vents viennent du :

-          Nord-ouest c’est l’alizé maritime amenant brumes et brouillards

-          Sud-ouest c’est la mousson qui apporte la pluie

-          Est Nord-est c’est l’harmattan, chaud et sec, qui transporte du sable au sol et des poussières en altitude.

 

LES RESSOURCES NATURELLES

 

-          Le domaine forestier couvre 30% de la superficie totale du Sénégal.

-          Le phosphate de chaux à Taïba.

-          Le phosphate d’alumine à Pallo.

-          Le marbre dans le Sénégal-Oriental à Kédougou .

-          L’attapulgit au Cap Vert et à Thiès.

-          L’ilménite, le rutile et les zircons sont retirés des sables noirs du littoral à Djifère.

-           D’autres ressources tels le minerai de fer, le sulfure de cuivre sont connues tout comme le pétrole en exploitation en Casamance.

 

LA FLORE ET LA FAUNE

Le Nord du pays fait partie du Sahel où la savane arborée d’autrefois a fait place à une savane arbustive, voire à une steppe épineuse, sous l’effet de la désertification. Ne subsistent que quelques secteurs de forêts résiduels et des baobabs. La forêt-galerie borde le fleuve Sénégal et ses différents bras aux cours erratiques.

Plus au Sud, dans la région du fleuve Gambie, les arbres sont plus nombreux et les forêts-galeries plus denses aux embouchures. La mangrove borde les rives des fleuves qui subissent les remontées de sel marin.

L’extrême-Sud du pays, en bordure de la Guinée-Bissau, est occupé par une forêt tropicale dense et humide où poussent différentes essences telles le palmier à huile, l’acajou et le teck, importé d’Asie pour le bois d’œuvre.

La faune est assez diversifiée :

-          les grands mammifères sont rares et les éléphants, les lions, les guépards et les antilopes sont principalement retranchés dans le Sud-Est du pays, peu peuplé ( parc du Niokolo Koba ).

-          les Hippopotames et crocodiles vivent dans les cours d’eau du Sud.

-          le pays compte de nombreuses espèces de serpents parmi lesquelles on trouve le cobra et le boa.

-          Le delta du fleuve Sénégal est le paradis des oiseaux en particulier des migrateurs européens. Des lamantins remontent parfois le cours du fleuve.

 

L’HISTOIRE

 

LE SENEGAL PREHISTORIQUE

Les premières recherches sur cette période commencèrent à l’initiative de Théodore Monod,

fondateur de l’Institut Français d’Afrique Noire, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Des bifaces en amande caractéristiques du paléolithique inférieur ont été découverts dans la presqu’île du Cap-Vert, ainsi que d’autres objets lithiques plus élaborés (hachereaux, racloirs)  dans la région de Rufisque et au bord des rivières du Sénégal oriental.

Le néolithique, avec des industries très diversifiées et de belles céramiques, est présent sur presque tout le territoire, en particulier sur les côtes basses libérées des eaux par les transgressions marines et les dépôts alluvionnaires. De nombreuses buttes de coquillages contenant des  poteries cassées témoignent d’une importante population de pêcheurs et de commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du Saloum).

L’époque protohistorique (mille an environ avant notre ère) marqua l’apparition de l’âge des métaux dans la vallée du Sénégal avec des buttes contenant d’anciens fours pour la fonte du minerai et leurs tuyères, des tombeaux en forme de tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur la Gambie, on trouve un ensemble de cercles mégalithes (cylindres et pierres lyres) unique en Afrique de l’Ouest, couvrant un secteur de 100km sur 250 km.

 

LES ROYAUMES SENEGALAIS

De nombreuses tombes contenant de beaux objets en fer ou en or sont contemporaines de l’arrivée de l’islam au sud du Sahara et sont attribués aux Sérères.

Du VIIe siècle de notre ère date aussi la formation des premiers royaumes connus, tel le Djolof qui représentait de lointaines parentés avec l’empire du Ghana, son voisin oriental.

Au IXe siècle, les Toucouleurs s’installèrent dans le Fouta Toro et la vallée du fleuve Sénégal.                                                                                                                                      Le puissant royaume de Tekrour domina l’est du pays du XIe siècle au XIVe siècle.

Au XVe siècle, les provinces du royaume devinrent autonomes et fondèrent les royaumes du Cayor, du Walo, du Baol et du Siné-Saloum. La traite des Noirs, liée au commerce avec les Maures et bientôt, avec les Européens, attisa les conflits.

Jusqu’à la fin du XVIIe siècle ce qui restait du Djolof exerçait encore une prééminence formelle sur ses voisins.

 

LES RIVALITES EUROPEENNES

Les premiers échanges commerciaux avec l’Europe eurent lieu lorsque les Portugais atteignirent l’embouchure du Sénégal et le Cap-Vert en 1444. Le troc fut la première forme de commerce (étoffes et métaux contre poudre d’or, gomme arabique et ivoire).

Après 1600, les Hollandais et les Français chassèrent les Portugais et, en 1700, la France dominait le commerce de la région côtière. Malgré la rivalité franco-britannique et de nombreux conflits à la fin du XVIIe siècle et durant tout le XVIIIe siècle, l’influence française s‘étendit et l’île de Gorée changea plusieurs fois de mains jusqu’en 1815 lorsque le congrès de Vienne l’attribua à la France. Etablie à Saint-Louis, la France entreprit la remontée méthodique du fleuve Sénégal pour parvenir aux pays du Niger, malgré la résistance des Toucouleurs d’El-Hadj Omar et des Peuls du Fouta Toro.

 

LA COLONISATION FRANCAISE

Sous le commandement de Louis Faidherbe et de ses successeurs, la France étendit et renforça son contrôle sur les populations.

En 1895 le Sénégal devint officiellement une colonie française administrée depuis Saint-Louis.

En 1902, le gouvernement s’installa à Dakar, qui devint la capitale de l’Afrique Occidentale Française. La France développa l’économie sénégalaise autour de la culture de l’arachide destinée à l’exportation.

Les populations de Saint-Louis et de l’île de Gorée devinrent citoyens français et envoyèrent un député pour les représenter à l’Assemblée Nationale en 1848-1852 .

Après 1871 les habitants de Dakar et Rufisque bénéficièrent de la citoyenneté française et purent élirent un représentant(pour des raisons religieuses les musulmans refusèrent de s’y associer).

En 1914, Blaise Diagne, fut le premier Noir à siéger au Parlement. Il conserva son poste jusqu’en 1934.

Après la Seconde Guerre mondiale, une assemblée territoriale fut crée, et tous les citoyens majeurs obtinrent le droit de vote.

Lamine Guèye et Léopold Sédar Senghor, députés au Parlement dominaient alors la vie politique.

 

L’INDEPENDANCE

En 1958 le Sénégal obtint le statut de république autonome puis l’indépendance le 20 juin 1960 et forma la Fédération du Mali avec le Soudan français (actuel Mali).Le 20 août 1960 le Sénégal quitta la Fédération.

 

LA POPULATION

 

LES DONNEES GENERALES

Le recensement de 2003 dénombrait 11,4 millions d’habitants avec un taux de croissance de 2,4% l’an. L’espérance de vie est de 52 ans. Le taux de mortalité infantile est de 78 pour mille naissances avec une mortalité des moins de 5 ans de 137 pour mille enfants.

La natalité est en décroissance avec 4,9 enfants par femme aujourd’hui contre 7,1 en 1978.

La population se concentre dans les villes à hauteur de 50% pour une densité totale de 62 habitants au km2. A noter l’hyper concentration  sur le grand Dakar accueillant quasiment le tiers de la population totale (4145 habitants au km2).

Le taux de scolarisation est de 57% ( filles 58,5%-garçons 68%).

Le pourcentage de la population de moins de 20 ans est de 58%.

La répartition hommes-femmes est respectivement de 48% contre 52%.

La langue la plus répandue, comprise presque de tous, est le wolof. Le français est la langue officielle.

 

LA COMPOSITION

Six grands groupes ethniques sont représentés au Sénégal, encore que les migrations internes et le brassage des populations tendent à atténuer les distinctions traditionnelles :

-          les Wolofs qui constituent 36% de la population sont installés dans le nord du bassin arachidier dans les régions de Diourbel, de Thiès et de Kaolack,

-          les Sérères ( 16% ) sont concentrés dans le sud du bassin arachidier,

-          les Toucouleurs ( 9% ) vivent le long du fleuve Sénégal sans aller jusqu’au delta,

-          les Peuls ( 9% )sont disséminés dans tout le Sénégal. Ils font paître leurs troupeaux dans le Ferlo, la Haute-Gambie et la Haute Casamance,

-          les Diolas ( 9% ) et les Mandingues ( 7% ) vivent en Casamance et dans le sud-est,

-          les Sarakollés, les Bambaras, les Malinkés, les Manjaques, les Balantes, les Bassaris, les Lebous  représentent 14% de la population.

Le Sénégal accueille en outre prés d’un million d’étrangers dont environ 500000 Guinéens,150000 Maures, 23000 Français, 20000 Libano-Syriens.

 

LES RELIGIONS

 

Plus de 9 habitants sur 10 sont de confession musulmane sunnite regroupés en confréries. La plus importante, celle des Mourides, se trouve essentiellement chez les Wolofs. Elle a fait du travail manuel (culture de l’arachide) et de l’attachement à son initiateur, Amadou Bamba M’Backé, la base de sa foi. Le « Calife général » des Mourides se trouve à Touba grand centre de pèlerinage. Le poids politique et économique du Mouridisme est incontournable. La confrérie Tidjane, moins importante, professe un islam plus classique et plus mystique.

Les chrétiens (4%) se trouvent surtout en Casamance, sur la Petite Côte et à Dakar.

Une petite partie de la population (2%) est restée de confession animiste.

 

L’ÉCONOMIE

 

L’ORGANISATION POLITIQUE

Le régime de la République à caractère laïque a été institutionnalisé dès la mise en œuvre de l’indépendance acquise en 1960.

En 1962 le président Senghor orienta le pouvoir vers un régime présidentiel dans le cadre d’une nouvelle Constitution qui prit effet en 1963. Aux termes de cette Constitution, plusieurs fois amendée, un Président élu au suffrage universel pour cinq ans détient le pouvoir exécutif.

Il nomme le Conseil des Ministres qui constitue le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée Nationale dont les 120 membres sont élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans.

Léopold Sédar Senghor remporta les premières élections présidentielles et fut régulièrement

réélu jusqu’en 1978.

En 1970 un amendement à la Constitution autorisa le multipartisme (limité à trois partis).

A la fin de 1980 Senghor démissionna et Abdou Diouf, son premier ministre depuis 1970, assura la présidence. Diouf fut réélu en 1988 et 1993 soutenu par le Parti Socialiste.

Le président actuel Abdoulaye Wade est issu des rangs du Parti Démocratique Sénégalais.

Le Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme, le Mouvement pour le Socialisme et l’Unité constituent les autres partis en présence sur le territoire.

La fête nationale est le 4 avril, date choisie pour consacrer l’indépendance.

 

L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE

Pour une meilleure administration locale le pays est divisé en dix régions : Dakar, Diourbel,  , Fatick, Kaolack, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor.

Chacune d’entre elles est administrée par un gouverneur et dispose d’une assemblée régionale dont les membres sont élus.

 

LA VIE ECONOMIQUE

LE PRODUIT INTERIEUR BRUT

Le PIB se situe à 7,5 milliards d’euros (données 2004). Le taux de croissance en 2006 est de l’ordre de 6,5%. La croissance est continue de façon positive proche ou supérieure à 5% depuis neuf années consécutives. Elle s’appuie sur une consommation des ménages dynamique et une accélération de l’investissement public : le BTP, le commerce, les transports et les télécommunications en sont les principaux moteurs.                                                                                                      Le taux d’inflation est bien maîtrisé à 0,5% en 2005.

Néanmoins l’indice de développement reste faible plaçant le Sénégal au 157e rang sur 177. On note une forte disparité de niveau de vie entre les populations des villes et des campagnes.

Le PIB par habitant se situe à 600€ par an.

 

L’ACTIVITE

 

Le taux de chômage reste très élevé avec une estimation de 40% de la population active.

La part des secteurs d’activités dans le PIB (données 2006) :

-primaire : 16,8%

-secondaire : 21,2%

-tertiaire : 62%

 

La pêche, devenue le premier secteur de l’économie sénégalaise, fait vivre de manière directe ou indirecte près de 650000 personnes et générant un chiffre d’affaires annuel moyen de 310 millions d’euros. La pêche industrielle représente aujourd’hui 20% des prises. Les 100000 pêcheurs artisanaux professionnels( avec une flotte de 17000 à 20000 pirogues ) rapportent les 80% restants, essentiellement des poissons pélagiques et des espèces des profondeurs.

Le tourisme concerne 75000 emplois directs et 25000 emplois indirects. Sa contribution serait de l’ordre de 4,6% du PIB avec des recettes brutes de 300 millions d’euros. Les autorités du pays se sont fixés des objectifs ambitieux à moyen terme pour faire du Sénégal une destination reconnue au plan international. Pari difficile, vu la crise que traverse actuellement le secteur (en baisse de moins de 20%), mais pas impossible sous réserve de consentir des efforts conséquents de remise à niveau, de promotion, de formation, etc …

Le secteur primaire se caractérise par la forte vulnérabilité de l’agriculture (aléas climatiques, menace acridienne).

Le secteur secondaire repose sur l’exploitation des phosphates (production d’engrais et d’acide phosphorique à destination de l’Inde), sur la transformation de l’arachide (huile et tourteaux pour le bétail) et des produits de la mer (raréfaction croissante de la ressource).

Les investissements immobiliers de la diaspora soutiennent l’activité du bâtiment et la production de ciment.

Le secteur tertiaire bénéficie de l’excellence des infrastructures de télécommunications favorisant les investissements dans les téléservices et l’internet.

La feuille de route du gouvernement depuis 2005 vise l’ambition collective d’un Sénégal émergent avec éradication significative de la pauvreté à l’horizon 2015. pour ce faire 5 « grappes de croissance » ont été identifiées :

-tourisme, artisanat d’art, et industries culturelles,

-agro-industrie et agro-alimentaire,

-technologie de l’information, de la télécommunications et téléservices,

-industrie textile et habillement,

-produits de la mer.

En outre les autorités sénégalaises ont affiché leur volonté d’établir un environnement des affaires de niveau international et de lancer un ensemble de chantiers structurant qui vont transformer le pays : aménagement de la corniche de Dakar, autoroute, futur aéroport, future plate-forme industrielle, exploitation minière, amélioration du ferroviaire, modernisation du parc électrique (centrales et distribution).

L’effacement de la dette publique extérieure suite aux décisions bilatérales d’une part et dans le cadre du G8 d’autre part y compris le FMI, l’AID et le FAD libéreront prochainement de nouvelles ressources.